La rentrée. Pourquoi, mais pourquoi ?


La rentrée n’est pas le pire moment de l’année. Enfin, seulement si on vous fait un toucher rectal suivi d’une coloscopie. Dans le cas contraire, en effet, c’est le pire.

La rentrée est un moment pernicieux où les gens normaux (c’est à dire moi. Juste moi.) ne peuvent que contempler avec dégoût et répugnance les mêmes personnes complètement ahuries et stupides qui vont faire partie d’eux durant ces insupportables mois à l’écoulement aussi lent que la morve épaisse qui dégouline sur le menton de Justin, 4 ans, grande section de maternelle. Alors que l’été commençait à effacer les blessures profondes de mon intellect, me voilà replongé dans un tourbillon d’individualisme aigu.

Dieu a séparé le monde en trois parties : Les élèves mauvais, les élèves bons et les profs. Les élèves mauvais et les élèves bons se la pètent par définition. Les mauvais parce que comme on dit “La culture, c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale”, les bons parce qu’ils ont de la culture et qu’ils l’étalent aussi, mais avec un intérêt supérieur pour l’interlocuteur tout de même. Et ceux qui ne se la pètent pas, c’est comme les Schtroumpfs, ils n’existent pas. Encore que, quand un des profs ce matin a balancé “Est-ce que y’en a qui ont Mac chez ? C’est pour les problèmes de compatibilité.” je ne lui ai même pas demandé ce qu’on faisait si on avait Linux. Et ma rébellion va plus loin encore ! Quand il a demandé qui devait racheter une calculatrice, je n’ai pertinemment pas levé la main alors qu’il m’en faut une ! Si ça ce n’est pas de l’altruisme et de la philanthropie. Comment ça aucun rapport ? Quel sot celui-là !

Bref, la rentrée c’est l’occasion pour vous de découvrir des têtes que vous connaissiez déjà si vous n’avez pas changé de lycée (ou collège/primaire/école maternelle pour les plus jeunes d’entre vous). Mais alors : Comment survivre dans une classe que vous savez être une vraie merde ambulante ? Quand celui derrière se cure le nez et colle le résultat de ses secrétions nasales sous le bureau et que celui d’à côté fait des choses pas très catholiques avec une main dans sa poche ? C’est simple, voici la solution : Profitez d’un instant d’inattention du prof, et faites en sorte l’action se déroule au ralenti, sinon vous risqueriez d’être intercepté. Levez-vous de votre chaise, courez à travers la classe, ouvrez grand la fenêtre, et sautez ! Si vous êtes au Rez-de-chaussée, ça marche moins bien.

Voilà, vous m’avez compris, j’aime pas la rentrée, j’aime pas ma classe alors que je ne la connais pas (j’en connais certains mais ça me suffit à me faire détester le groupe entier) et en général je n’aime pas les gens, ce qui pose problème quand la misanthropie vous touche durant votre scolarité. Heureusement, avec cette histoire de Grippe A, je ne suis plus obligé ni de serrer la main des mains, ni de faire des bisous à ceux qui en veulent. Game Over.

(Putain, c’est quand les vacances ?)

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