Tcho monde cruel !


Tu auras beau t’asseoir et regarder le ciel,
Contempler ton reflet dans les eaux agitées
D’un cours d’eau asséché, d’un miroir alité,
Tu ne boiras jamais l’éternel hydromel.

Un jour viendra ton heure et tes beautés passées
Viendront se fracasser sur tes doux yeux rêveurs,
Oui ! Tu le supplieras de ton regard en pleurs
De t’épargner enfin ces douleurs ressassées.

Car ton corps à l’allure élancée et si sûre
Finira dans un trou où, rongé par les vers,
Il pourrira sans fin dans des lieux qui suppurent.

Et là tu sentiras dans ces recoins l’enfer
Des parfums vomitifs, des senteurs cutanées
Car la vie ne s’étend par delà les années.

  1. araen posted this